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Disques > Les Boréades > Beatles Baroque
Les clips audioLennon, McCartney: Eleanor Rigby Lennon, McCartney: Norwegian Wood Les éloges de la critique pour Beatles BaroqueThe performance is delightful … Baroque music afficionados who are closet
Beatles fans now have a “white album” of their own. The Beatles Les Boréades Des musiciens se souviennent… Bien qu’il n’avait alors que sept ans, Eric Milnes a un vif souvenir du single de Strawberry Fields/Penny Lane, alors qu’un copain traversa la rue en brandissant le 45 tours Capitol. Il se souvient aussi de sa gardienne qui dansait au rythme des premiers succès des Beatles en 1964 et du bruit qui courait dans l’autobus scolaire en 1969 sur la mort de Paul. Mais ce n’est que 10 ans plus tard, étudiant à l’école secondaire, qu’Eric Milnes s’embarqua dans une étude exhaustive de l’intégrale des Beatles, coïncidant avec son étude sérieuse de la musique classique au piano, au clavecin et à l’orgue. Francis Colpron : «C’est lors d’une séance d’enregistrement du disque de musique italienne que le tout s’est décidé. Un Beatles baroque sur instruments anciens : l’idée au début ne m’a pas remué outre mesure. Je dois l’avouer, je suis trop jeune, je n’ai pas connu réellement les Beatles. Comme tout le monde je connais les chansons les plus populaires sans jamais avoir cherché à comprendre de façon approfondie les textes. C’est de la culture anglo-saxonne et je suis d’une culture bien française. Pourtant, en cours de projet, je fus transporté par l’enthousiasme général. Entouré de gens qui eux ont connu le groupe dans leur jeunesse, j’ai découvert un univers fascinant.» Susie Napper, la doyenne des Boréades, se souvient avec joie avoir dansé au rythme de She Loves You, yeah, yeah, yeah le jour de sa parution sur disque 45 tours. Hélène Plouffe : «J'ai attrapé la «deuxième vague» des Beatles en plein dans mon adolescence. J'ai dû apprendre à gratter de ma guitare pour pouvoir chanter leurs compositions qui ont envahi pendant deux ans ma vie sociale et celle de ma meilleure amie. Si on m'avait dit à cette époque que j'aurais pu un jour interpréter les Beatles avec mon violon baroque, je me serais crue sous “les feux des diamants de Lucy”.» Margaret Little dans les années 60 : «J’avais déjà lâché les cours de violon et de piano. Je jouais de la guitare acoustique et électrique, et une peu de dessus de viole ‘on the side’. On avait un «band» avec les copains de la chorale, appelé ‘le Quatrième Temps’, je chantais en duo avec guitares avec ma copine Claudette, et à l’école on avait un groupe qui animait les soirées dansantes et dans lequel je jouais de tout, même de la flûte à bec ! On séchait les cours pour partager de nouvelles compositions dans les couloirs. Chaque sortie de disque des Beatles était une occasion de faire un party qui durait une bonne partie de la nuit !» Sylvain Bergeron : «Comme plusieurs autres gens dans la mi-quarantaine, j’ai découvert les Beatles lors de leur passage au ‘Ed Sullivan Show’. Trop jeune à l’époque pour bien comprendre ce à quoi je venais d’assister, c’est dans les années qui ont suivi et grâce à la discothèque de mon frère aîné que je suis devenu véritablement ‘Beatlemaniaque’. Magical Mystery Tour, Sgt. Pepper’s et l’Album Blanc ont joué et joué jusqu’à l’usure complète de mon vieux «pick-up». Avec les Beatles, j’ai appris à jouer la guitare, à faire des arrangements et j’ai découvert le concept des disques ‘à thèmes’.» Femke Bergsma : «Alors que les Beatles volaient sur les hauteurs astronomiques de la gloire, moi, je volais au volant de ma bicyclette. De l’année 1969, je me souviens aussi d’une de mes premières expériences de télévision : l’homme marchant sur la lune. Mais autrement c’est seulement pendant mon adolescence que j’ai goûté à la musique des Fab 4. La seule pièce que j’ai pratiqué de ma propre initiative au piano fut Yesterday. Quel plaisir enfin de pouvoir jouer les Beatles sur ma flûte à bec.» Jay Bernfeld : «Je me rappelle le murmure d’excitation que provoquaient ces apparitions désormais célèbres des Beatles au ‘Ed Sullivan Show’. J’étais un garçon très sérieux, un grand amateur d’opéra; je trouvais cette musique bien frivole, mais comme tout le monde, j’ai été transporté par leur magie… une magie qui pouvait partout se répandre. Quel dommage que j’aie jeté ma vieille perruque des Beatles !»
Enregistrement et réalisation : Johanne Goyette Église Saint-Augustin, Saint-Augustin-de-Mirabel (Québec) 4-5 juin 2000 |